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[Live report] Alice Cooper à Carcassonne

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août 13, 2012 par glossnroses

Jeudi 2 août. Le Festival de Carcassonne bât son plein. Un bon paquet d’artistes de tous bords s’est déjà présenté devant le public du somptueux Théâtre Jean-Deschamps. Car il faut savoir un truc au sujet du Festival de Carcassonne : on peut y voir du théâtre, de l’opéra, de la variété française, de la pop, de la dance music, du hip-hop, du rock et… du métal ! Carcassonne pense à tout le monde et finalement ce n’est pas plus mal.

Alors qu’il avait enflammé le Zénith de Toulouse au mois d’octobre dernier, Alice Cooper a répondu présent à l’invitation de la Cité Médiévale pour un concert événement. Peu présent durant deux bonnes décennies dans l’Hexagone, Alice a décidé de se montrer généreux avec ses fans français, alors qu’est récemment sorti son dernier -et très bon- album, le bien nommé Welcome 2 My Nightmare.

La première partie du concert est assurée par un groupe de métal français. Heavenly, c’est son nom, se compose d’un batteur, d’un guitariste, d’un bassiste, d’un clavier et d’un chanteur, qu’il est bon de situer quelque-part entre Freddie Mercury, Jimmy Sommerville, Pascal Obispo et Bruce Dickinson d’Iron Maiden. En mélangeant un métal lourd, d’encombrantes nappes de synthétiseur très 80’s et un chant suraiguë, Heavenly livre une performance pénible, qui a pourtant l’air de plaire à un grand nombre de spectateurs. Bien heureusement, la set-list d’Heavenly ne compte qu’une grosse poignée de titres, pour un total de trois quart d’heure (à peu près). Une performance, qui se terminera par un rappel, au cours duquel la formation se livrera à une reprise du hit de Jermaine Jackson et Pia Zadora, When The Rain Begins To Falls. Anecdotique mais plutôt rigolo dans le genre.

Le ciel, d’un bleu azur, s’assombrit au fur à mesure que l’astre solaire disparaît derrière l’horizon. Il fait doux, la foule est fébrile et sur scène, le décorum si particulier d’Alice Cooper prend forme. Un gigantesque drapeau à l’effigie de la tournée No More Mister Nice Guy Tour 2012 se hisse devant nous, tandis que derrière, les roadies apportent la touche finale aux préparatifs.

Ça y est, c’est parti ! Vincent Price, le cultissime comédien et ami d’Alice, fait résonner sa voix à travers les enceintes. Le ton monte dans la foule qui ne tient pas en place.

Il n’y a que des places assises à Carcassonne, mais une large partie du public est déjà debout. Lorsque le rideau tombe et dévoile la scène, les fans se ruent devant, envahissant par cela le carré d’or , où les personnes qui ont payé leur ticket plus cher, se voient forcées de faire de la place. Personne n’y peut rien. D’ailleurs, la sécurité ne prend même pas la peine d’intervenir. Du coup, on se retrouve nous aussi devant, à trois mètres de la scène. Oh Yeah !

Alice, comme à Toulouse, arrive sur scène juché sur une estrade impressionnante, dominant la foule, ainsi que ses musiciens. C’est le morceau Black Widow qui ouvre le bal.

Rock et vieilles pierres font décidément bon ménage. Le son est très bon, lourd comme il se doit et -exploit- pas assourdissant le moins du monde. Dans le public, c’est le feu.

Sur les planches du Théâtre Jean-Deschamps le Alice Cooper’s Band est quelque-peu différent de celui que nous avions pu voir à Toulouse en 2011. Orianthi, la guitariste virtuose (qui avait été embauchée par Michael Jackson sur la tournée avortée This is it) est toujours de la partie, tout comme l’impressionnant bassiste tout droit sorti du jeu Brütal Legend, Chuck Garric. Tommy Henriksen est lui aussi fidèle au poste. Steve Hunter, le gratteux historique d’Alice n’est par contre plus dans les rangs, remplacé par le fabuleux Ryan Roxie. Roxie et son jeu spectaculaire, très heavy métal qui a joué sur de nombreux disques du patron tel Brutal Planet, Dragontown ou encore Dirty Diamonds. À la batterie c’est Jonathan Mover qui remplace Glen Sobel, blessé au cou et resté à Los Angeles.

Le groupe est bien rodé et l’entente confère au show un cachet réellement particulier. Davantage que Steve Hunter, Ryan Roxie joue avec le public, avec ses camarades (tout particulièrement avec Orianthi) et apporte une vraie touche heavy made in 80’s au son d’Alice Cooper.

Des musiciens rodés donc, maitrisant chacun leurs parties à la perfection. Alice Cooper de son côté, qui culmine à 64 ans, affiche une forme ahurissante. Vocalement, le patron du shock rock assure comme si les années n’avaient aucune prise sur lui. Puissant et juste, son chant est au diapason et contribue à secouer le Théâtre sur ses fondations « ancestrales ».

Alice Cooper est un grand monsieur. Son show est à son image : grandiloquent, spectaculaire et décalé. La set-list égraine les hits, de Eighteen à Hey Stoopid, en passant par Feed my Frankeinstein et sa gigantesque créature qui déboule sur scène. Nous avons même droit à un nouveau morceau (avant, seul le single I’ll bite your face off était joué), Caffeine, issu du dernier album, ou encore à Halo of Flies, morceau de bravoure issu de l’album Killer (1971), qui témoigne de l’incroyable diversité dont peut faire preuve Cooper.

Du côté des « animations », là aussi c’est la fête. Un concert d’Alice Cooper c’est bien sûr avant tout de redoutables chansons, ciselées et puissantes. Mais c’est aussi un pur spectacle comme on en voit peu. Train Fantôme rock and roll axé gore et grand-guignol, le show déroule de nombreux moments d’anthologie qui, au cours des décennies précédentes, ont marqué plusieurs générations de fans. La guillotine, la danse macabre avec Britney, la poupée sur Only Women Bleed, Frankenstein donc, le paparazzo, les ballons, les billets sur Billion Dollars Babies et j’en passe…, le concert est généreux, rendant comme d’habitude chez Alice, un vibrant hommage aux films de la Hammer et autres canons du genre horreur/fantastique.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. C’est donc au terme d’un final impressionnant sur Elected, que Vincent Furnier (le vrai nom d’Alice) a tiré sa révérence. La foule est hagarde/surexcitée et comblée. Tout le monde se dirige vers le bar où les organisateurs payent leur tournée. Carcassonne sait recevoir. Tout comme Alice Cooper, qui a une nouvelle fois prouvé à quel point il dominait la scène heavy métal actuelle. Il fait partie des plus grands. Encore et toujours.

Ce soir, il avait même rameuté son serpent !

@ Gilles

Set-List :

Vincent Price intro

The Black Widow

Brutal Planet

I’m Eighteen

Under My Wheels

Billion Dollar Babies

No More Mr. Nice Guy

Hey Stoopid

Is It My Body

Halo of Flies

I’ll Bite Your Face Off

Muscle of Love

Guitar Solo (Orianthi)

Only Women Bleed

Cold Ethyl

Feed My Frankenstein

Caffeine

Poison

Wicked Young Man

Killer

I Love the Dead

School’s Out

Rappel :

Elected

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Une réflexion sur “[Live report] Alice Cooper à Carcassonne

  1. […] mes concerts 2012 : Alice Cooper à Carcassone, Guns N’ Roses à Toulouse, Noel Gallagher à Toulouse, Dropkick Murphys à Toulouse et le […]

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