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Tour de France du Metal : troisième partie

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avril 21, 2015 par glossnroses

{Nicolas}

Coucou (alors on fait l’appel) les hardglossies, les thrashglossies, les deathglossies, les darkglossies, les gothglossies, les glossies-core, mais aussi, et peut être surtout les glossies qui ne connaissent pas (bien) cette musique mais qui après avoir vadrouillé à Paris puis dans le Nord, l’Est et le Sud-Est de la France en ma compagnie, commencent à être bien rodés sur la question. On avait pas mal de bornes dans les pattes et du metal dans les oreilles, alors on a fait une petite pause avant de reprendre le chemin en quête de gros son, une bière à la main. C’est parti pour la troisième et dernière partie de notre tour de France du metal.

Evas Kiss Anger

On quitte le Languedoc-Roussillon pour faire un passage en Midi-Pyrénées. La destination la plus proche est mon Aveyron natal (oui, personne n’est parfait). Bon, si niveau bouffe, on gère, force est de constater que niveau metal, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Quelques petits groupes, la plupart dissous. Un se détache clairement du lot : les ruthénois d’Evas Kiss Anger. Formé en 2004 sur les cendres de plusieurs formations du département, Evas proposait d’abord un metal très influencé par les américains de Deftones, groupe qui reste une de leurs influences majeures. Un changement de line-up entre 2006 et 2012 n’empêche pas Florent Médine, Nicolas Fauro, Jérémy Berthier et Hervé Killing, le « papa » de cette formation jeune de sortir une démo et un EP. L’arrivée de Sébastien et le passage de Jérémy Berthier à la guitare booste le groupe qui opère un changement vers un hardcore sans concession et sort un deuxième EP, « Collapse ». Si la scène tarnaise regorge de très bons groupes de punk (Opium du Peuple, Condkoï, Dirty Fonzy, b.rE.f, Feed The Cat…), je dois avouer que je ne connais pas du tout la scène metal. Néanmoins, jetez un coup d’œil aux très bons groupes Kick the Fat, ainsi qu’à l’école de musique Muzik Addikted très orientée sur le rock, le hard rock et le metal.

annonce-affiche-xtreme-fest

Autre acteur majeur dans le Tarn, le Xtreme Fest, festival tout récent commencé en 2013. Depuis la première saison, le festival a attiré dans ses filets des gros noms comme Suicidal Tendencies, Municipal Waste et Hatebreed en 2013, Gojira, Converge, Obituary, Biohazard en 2014. Cette année, le festival a attiré dans ses filets Behemoth, Black Label Society, Ensiferum, et les légendes du punk The Exploited.

La capitale régionale nous offre trois groupes qui proposent du metal autrement. Le groupe Psykup est emmené par Julien Cassarino, à la tête également du projet fusion Rufus Bellefleur.

Psykup fait partie également du collectif Antistatic (composé également de Leiden, Sidilarsen, Mary Slut et Delicatessen). Le style de Psykup, surnommé par le groupe « autruche-core », se rapproche du metal expérimental. Pas des plus accessibles, il séduira un public assez large. Les très bons albums « Le temps de la réflexion », « L’ombre et la proie » et « We love you all » séduisent la critique comme le public metal. Trois membres de Psykup font partie du groupe de metal atmosphérique Manimal.

Punish Yourself, formé en 1994, joue du metal indus et se produit sur les scènes metal, gothique, ou électro, arborant des tenues excentriques, et des maquillages fluorescents sur tout le corps. Le groupe est autant influencé par Iggy Pop, Ministry, White Zombie que par la techno hardcore. Le groupe se place au croisement de plusieurs mouvements, sort des sentiers battus et rassemble un public hétéroclite. Fort de sept albums, les toulousains ont tourné partout en Europe, au Canada et au Japon, a participé à Garorock, aux Eurockéennes, aux vieilles charreues, au Hellfest, au Sziget, plus grand festival généraliste d’Europe, et quatre fois, dont trois coup sur coup au Dour Festival.

Sidilarsen, enfin, est groupe formé en Ariège en 1997 et migré à Toulouse. Son style oscille entre fusion et electro-metal. Après trois démos, ils lancent l’album « Biotop », cet album montre les influences électro et indus au niveau de la musique comme des paroles (« Apesanteur », « Défragmentés », « L’homme Mécanique »). Ce premier album est plébiscité, tout comme son successeur « Eau », qui lui a amorcé un penchant vers la fusion.

Ce deuxième album ressort avec les titres remixés par d’autres formations comme No One Is Innocent, Burning Heads, Mass Hysteria ou Punish Yourself, sous l’appelation « Réactivation Numérique ». Le troisième album « Une Nuit Pour Sept Jours », pourtant jouissant encore une fois de belles critiques, passera quasi-inaperçu. Le quatrième album « Machine Rouge » sortira trois ans plus tard avec huit mois de retard. Décrit comme un « retour aux sources », l’album entrera dans le classement des meilleures ventes à la 156ème place. Le successeur « Chatterbox » sera dans le même registre. Sorti en 2014, il est porté par le très beau clip de « Des Milliards ».

On continue vers la très belle région Aquitaine avec un séjour en Pyrénées-Atlantiques. On commence par Manigance, formé en 1995, et porté vers un heavy traditionnel mêlant power metal et metal progressif. Le premier album « Ange ou Démon » est plutôt axé metal prog, influencé par des groupes comme Dream Theater. Tout comme son successeur, le plus rentre-dedans « D’un Autre Sang », il est très bien accueilli par la critique comme par les fans. Le groupe décroche le titre de « Meilleur groupe français 2003 » aux Trophées Hard Rock Magazine. Le troisième album, « L’Ombre et la Lumière » sera considéré par beaucoup comme le meilleur du groupe. Il faudra attendre cinq ans pour que sorte « Récidive », album certes, de bonne qualité mais qui souffrira de la comparaison avec d’autres formations françaises qui ont émergé depuis. Le dernier album sera, lui, une déception.

killers metal

Toujours dans le 64, on descend au Pays-Basque avec les bayonnais de Killers, formés en 1984 et faisant partie des précurseurs. On est toujours dans le registre heavy traditionnel. C’est un des seuls groupes de metal français de cette période à sortir encore fréquemment des albums. La majorité de leurs 15 albums studio sortis en 30 ans ont tous connus des critiques élogieuses, notamment « Fils de la Haine », « Mise aux Poings », « Mauvaises Graines » et « Habemus Metal ».

gojira

Sentez-vous la terre trembler sous vos pieds, prise d’une violente secousse sismique ? C’est normal car nous voilà en présence d’un mastodonte. Le plus grand groupe de metal français, le plus talentueux, le plus respecté, avec en son sein les meilleurs musiciens metal français à leur poste. On est en présence des All Blacks du metal français, connus internationalement. Le bassiste Jean-Michel Labadie, le guitariste Christian Andreu, le batteur Mario Duplantier et son grand frère, le chanteur-guitariste, auteur des pochettes, parolier et frontman charismatique, Joe Duplantier forment le quatre majeur de ce groupe né à Bayonne, je veux parler de GOJIRA ! Oui, je sais, ça fait grosse groupie, et j’avoue que le temps d’écrire ces quelques lignes j’ai eu cinq orgasmes. Mais les faits sont là, Gojira, autrefois appelé Godzilla (le nom a été changé pour des droits d’auteur et se prononce Godjila), s’est imposé comme une référence en la matière. Le quatuor a, à chacun de leurs albums, cassé les codes, créé la surprise, redéfini les codes ancestraux du death metal et montré une créativité sans borne. C’est cinq ans après leur formation que déboule le premier album, « Terra Incognita » en 2001. L’album contient quatre interludes et pose les bases du groupe. Un son bien puissant, de la technique, un chant évoluant entre le guttural, le hurlé et le chanté, une pochette en rupture totale avec les canons du genre, un mélange entre un death bien technique, une véritable machine de guerre et des moments plus planants, des thématiques jusqu’alors très très rares.

Porté par le morceau « Love », l’album traite de l’introspection, des relations à la nature et au monde. L’alliance entre un jeu de batterie influencé par Pete Sandoval de Morbid Angel et Dave Lombardo de Slayer (entre autres multiples influences), un son influencé par les suédois de Meshuggah, une basse hyper efficace et des techniques vocales variées donnent le ton. Le successeur « The Link » passe le niveau supérieur, avec un son parfois tribal (« The Link », « Indians ») et côté death thrash affirmé, entre Meshuggah, Morbid Angel et Sepultura. On a notre temps de répit avec l’instrumentale « Torii ». Mario Duplantier montre encore une fois l’étendue de son talent en proposant un choix varié. Le troisième album est le meilleur des bayonnais. Plébiscité par la critique, populaire auprès des fans, il est celui qui amènera le plus de nouveaux fans, dont un certain James Hetfield, chanteur de….Metallica. Il s’agit là du classique des classiques du metal français. Gojira atteint une stature internationale, un profond respect et supplante les autres formations metal françaises, même les plus anciennes. Le style du groupe est plus technique, avec de nombreux breaks dans les morceaux, des ralentissements, des accélérations, des refrains instrumentaux. Il aborde les thèmes des problèmes environnementaux, de l’apocalypse prochaine si l’homme continue sa course en avant avec en fil rouge la baleine qu’on voit en pochette et dont on entend le chant magnifique d’émotion sur plusieurs titres. Brisant tous les codes, Gojira devient l’ambassadeur d’une musique aussi profonde que riche et magnifiquement interprétée. L’album commence très fort avec « Ocean Planet » où on retrouve l’alternance entre passages rapides et énervés et guitares lourdes. Le morceau suivant « Backbone » est plus virulent et sombre avec une batterie frénétique. Mêmes impressions avec les morceaux « In The Wilderness » et « The Heaviest Matter of the Universe». “From the Sky” alterne les passages avec un gros break où on change de registre et où on a l’impression d’exploser, porté par un chanteur en pleine transcendance. « Unicorn » est désormais la traditionnelle pause relaxante, hyper planante grâce au chant de baleine et la guitare minimaliste (une des chansons, tous genres confondus, qui me berce le plus). « Where Dragons Dwell » commence doucement avec une grosse guitare et une batterie qui cogne dur mais avec un tempo lent avant qu’arrive la frénésie des couplets (le refrain instrumental est tout simplement énorme). En live, cette chanson est une tuerie, elle est souvent entendue en rappel.

Le morceau « Flying Whales » commence par une longue intro toute en délicatesse, avant que le groupe se lâche. « World to Come » est le morceau le plus mélancolique de l’album, avec un chant doux, presque résigné vis-à-vis du devenir de l’humanité, et une guitare lancinante. Les morceaux « From Mars/To Sirius », ensemble formé de deux titres complémentaires alterne entre la douceur du premier et la fureur du second. Enfin, le titre « Global Warming », sur le réchauffement climatique, est porté par un superbe riff de guitare technique soulignée par une batterie calme. Grâce à cet album, Gojira va tourner à l’étranger et se tailler une solide réputation. Le groupe montre ses opinions écologiques, soutient l’organisation See Shepherd. L’album est le premier du groupe à sortir en Amérique du Nord. Gojira tourne aux Etats-Unis en première partie des suédois de Children of Bodom, avec Amon Amarth, puis de Lamb of God avec Trivium et Machine Head, et enfin de Behemoth. Après une tournée marathon et, pour la première fois, l’ouverture d’un concert de Metallica, Gojira sort « The Way of All Flesh », plus marqué par le metal américain. L’album traite de leur vision de la vie et de la mort. Avec la chanson « Toxic Garbage Island », le quatuor renoue avec les thèmes écolos. Le groupe expérimente encore et toujours, même avec une piste marquée par une première partie indus (au niveau des instruments et du vocoder utilisé par Jo). Le chanteur de Lamb Of God, Randy Blythe est invité pour la piste la plus thrash et la plus violente de l’album, « Adoration for None ». « The Silver Chord » est l’interlude relaxant avant un morceau bien gojiresque, « All the Tears », objet d’un magnifique clip de Jossie Malis.

Le morceau « The Art of Dying » s’ouvre sur un mantra tibétain. Le morceau « Vacuity », l’autre faisant l’objet d’un clip, très beau aussi, même s’il est bien rentre-dedans, reste l’un des plus accessibles de l’album. Suite à cet album, les quatre fantastiques sont conviés par Metallica pour une tournée américaine puis joue à la mecque du metal, le Wacken, en Allemagne. En 2010, ils annoncent l’enregistrement de 4 titres pour Sea Shepherd en compagnie de Devin Townsend, Frederik Thordental de Meshuggah, Randy Blythe, Anders Fridén (In Flames) et Max Cavalera (ancien fondateur de Sepultura, chanteur de Soulfly).

gojira sea shepherd

Jo Duplantier est invité sur l’album « Inflikted » de Cavalera Conspiracy et « World Collide » du groupe de cello metal (metal joué au violoncelle) Apocalyptica (le monstrueux « Bring Them to Light »). Le groupe joue ensuite au Bloodstock, au Hellfest au Sonisphère et au gros festival australien Soundwave. Consécration ultime, Gojira devient le premier groupe français signé par le label Roadrunner Records, un des plus gros labels metal, d’abord basé en Hollande puis aux USA et dont le catalogue est pléthorique. En mai 2012, Gojira ouvre pour Metallica au Stade de France. La même année sort le cinquième album studio « L’Enfant Sauvage ». Le son tend vers un death metal progressif et montre à quel point le groupe est inclassable, frappant toujours où on ne les attend pas. Il est porté par « L’Enfant Sauvage » et le planant « Born In Winter », tous deux faisant l’objet de clips (le deuxième, bien psychédélique est réalisé par celle qui a fait celui d’All The Tears), « Explosia », « The Gift of Guilt », « The Axe » ou encore « Mouth of Kala ».

« Planned Obsolescence » rejoint les thématiques écolos. A nouveau, c’est un concentré de tueries. Le groupe a depuis tourné un peu partout, notamment avec des groupes comme Slayer ou Mastodon. Tueurs de scène et imposant une telle puissance tellurique, ils arrivent quelque fois à rendre, involontairement, transparents les groupes qui leur succèdent sur scène (c’est notamment arrivé au Phare de Tournefeuille, où ils ont ouvert pour Slayer, pourtant groupe phare de la scène thrash depuis les années 80).

Je pourrais parler plus longtemps de Gojira mais on doit reprendre la route, direction Bordeaux pour le groupe de death technique Gorod. Formés en 1997 et forts de quatre albums, le groupe s’est forgé une réputation solide en dépit d’un changement de line-up.

On quitte l’Aquitaine pour le Limousin, direction Limoges. On commence par Anorexia Nervosa. Sous ce charmant nom se cache une formation ayant commencé par le death metal expérimental avant de passer au black metal. Il est un des groupes français les plus connus et respectés de cette scène. Le premier album, « Exile » est un concept album autour de la névrose et de la folie. Il mêle un son malsain, des tempos rapides, des guitares brutales et un style ambient plutôt lent. L’album s’écoule à 2400 exemplaires, ce qui peut sembler peu mais qui est un bon chiffre pour du black metal français. Anorexia Nervosa montera sur scène avec des groupes plus connus internationalement comme Cradle of Filth. L’album suivant, « Drudenhaus » traîte de la décadence humaine. Le groupe va jouer un son toujours plus rapide, violent et sombre. Le quatrième album « Redemption Process » est influencé par les norvégiens de Dimmu Borgir avec des orchestrations plus riches. Il traite du chemin vers la rédemption. Ce sera à nouveau un succès. En 2005, après le départ du chanteur, le groupe met fin à une aventure de 20 ans.

7 Weeks

Toujours à Limoges, un de mes groupes coup de cœur, les très talentueux 7 Weeks, fortement influencés par Kyuss et Queens of the Stone Age. Formés en 2006, le groupe sort son premier EP un an plus tard. Intitulé « B(l)ack Days », il distille déjà un stoner très mature, porté par un lot de très bons morceaux comme « Hooked », « Down » ou « In the Name of God ». Sur leur premier album, « All Channels Off », le groupe montre qu’il est capable de tenir la comparaison avec les ténors du genre. Le morceau éponyme qui ouvre l’album est bien rentre dedans, la suite alterne morceaux catchy comme «Loaded (burnt) », « Dust and Rust », « Deadloss » l’excellent « On the Run », guitares plus grasses avec « Submarine », morceaux plus lancinants comme « The Wait » et le sommet de l’album « Whisper (and Dig the Ground) ». Montrant un stoner moins sauvage et bluesy que leurs potes Mudweiser (voir Tour de France, deuxième partie), ils offrent un son complémentaire, un stoner intelligent et audacieux. Ils font même un pari osé pour leur deuxième album. Ils réorchestrent à la sauce stoner la musique d’un vieux film d’horreur, « Dead of Night ». Cela donne un album génialement barré, alternant plages instrumentales, où on entend des dialogues du film çà et là en fond sous les couches de guitares et morceaux plus classiques comme le génial « Andy » en deux parties avec son ambiance particulière et bien mise en place et le final « Four Again », bien monumental lui aussi. Cet album est unique en son genre, véritable ovni qui assoit une certaine légitimité du groupe. L’album suivant, « Carnivora » est vénéneux, varié, hallucinant et regorge de tueries comme « Bones & Flowers » et son intro à la guitare sèche, « Acid Rain », « Carnivora » dont l’ambiance rappelle l’album précédent, « Ghost on the Seaside Road » et ses claviers ou encore le sommet « Year Zero », « Let Me Drown », l’acoustique « Shadow Rider ». Le disque suivant, l’EP « Bends », est pour le moins surprenant et s’inscrit comme l’ensemble de tout ce que le groupe a pu proposer jusque-là. S’il est un groupe peu connu que je recommande, c’est bien celui-là.

Un peu plus au nord, on part en Poitou-Charentes, avec les poitevins de Hacride. Formés en 2001, ce groupe de death technique, teinté de hardcore et de metal prog et influencé par Gojira et Meshuggah, va se tailler une réputation grandissante grâce à leurs quatre très bons albums, très bien accueillis. Adeptes de mélanges, proposant des albums différents, le groupe ose même, sur le deuxième album « Amoeba » un morceau mêlant metal et…flamenco, « Zambra ». Le groupe Trepalium, lui, mêle death et trash au sein d’albums aboutis. Le premier, « Through the Absurd » a été enregistré sous la houlette de Joseph Duplantier. Le trois albums suivants, « Alchemik Clockwork of Disorder », « XIII » et « H.N.P » forment une trilogie sur la vie et la mort de XIII, personnage symbolisé par un clown fou qui devient sur le troisième album une sorte de dieu. En 2014, ils sortent l’EP « Voodoo Moonshine », réédité en Angleterre sous le nom de « Damballa’s Voodoo Doll ». Tout comme pour Hacride, les albums de Trepalium ont tous été salués.

Cap en Basse-Normandie, à Caen plus exactement. On commence par le groupe Blut Aus Nord, formé en 1993. Groupe de black metal avant-gardiste, la carrière du groupe est riche de 11 albums, dont les deux trilogies « 777 » (Sect(s), The Desanctification et Cosmosophy) et « Memoria Vetusta » (Fathers of the Icy Age, Dialogue with the Stars, Saturnian Poetry) tous ornés d’une pochette travaillée et tous acclamés.

Headcharger, lui, est un groupe de metalcore mélangé à du stoner formé en 1997. Leurs six albums leur ont permis d’acquérir un bon capital sympathie et de se produire en concert en Europe. Leur quatrième album « The End Starts Here » penche plus vers le heavy et le rock n’roll. Le suivant, « Slow Motion Disease » marque une nouvelle évolution.

On met maintenant le cap sur la Bretagne, direction Lorient pour le groupe de fusion Freedom For King Kong. Formé en 1994, le groupe est connu pour ses albums marqués d’un engagement d’existence afin de défendre leurs quatre albums. FFKK s’est séparé. On part ensuite dans le village de Tréguier pour Belenos, groupe de black metal celtique. Le groupe est formé en 1995. Après quelques démos, il monte sur scène quatre ans plus tard pour la première fois pour un concert aux côtés des suédois Marduk et les belges Enthroned. En 2004, comme beaucoup de groupes de black metal, Belenos devient un one-man band. Ce qui ne freinera pas sa créativité car il sortira un double album. En 2010, le sixième album, « Yen Sonn Gardis » est entièrement écrit en langue bretonne. Bretagne toujours, à Rennes cette fois pour le groupe Tagada Jones. Fondés en 1995, Tagada Jones est un groupe qui joue un hardcore engagé et sans concession. Influencés par des groupes de punk comme Parabellum, Les Sheriff, The Exploited, The Ramones, Bad Religion et Bérurier Noir, les rennais se rapprochent au niveau des paroles de formations comme Lofofora. Avec plus de 20 ans d’existence au compteur, le combo impressionne toujours avec des prestations scéniques explosives. Sur leur nouvel album, « Dissident », ils invitent Loran de Bérurier Noir et des Ramoneurs de Menhirs, Vinc’ d’AqME, Stéphane Buriez de Loudblast, Poun de Black Bomb A, Reuno et Phil de Lofofora mais aussi Guizmo de Tryo. Le groupe fait également partie du live cover band Le Bal des Enragés aux côtés de Black Bomb A, La Phaze, Lofofora et Parabellum.

La Bretagne est la terre du festival Motocultor, créé en 2007 et dont la capacité d’accueil est de 6000 personnes par jour. Le festival est axé sur l’humour et le gros son. Le festival, qui a gagné un fort capital sympathie, a attiré dans ses filets des gros noms comme Entombed, Madball, Hatebreed, Marduk, Orphaned Land, Behemoth, Immortal, Napalm Death, Crowbar, Exodus, Enslaved…

ultravomit

Enfin, on part en Loire-Atlantique, direction Nantes. On commence avec beaucoup d’humour avec Ultra Vomit. Formé en 1999, les nantais sont à la base un groupe de grindcore. Durant cette période, ils ont sorti des démos aux noms bien débiles comme « Kebabized at Birth ». Dès leur premier album, « M. Patate », ils mélangent le grindcore au metal parodique. Leur deuxième (et dernier à ce jour) album « Objectif : Thunes » se tourne carrément dans cette deuxième direction. « Morbid Cocker » est une parodie, version Morbid Angel, de « You Can Leave Your Hat On » de Joe Cocker. Dans “Quand j’étais petit”, ils imitent Lemmy Kilmister de Motörhead. Ils inventent, sur deux titres, le black metal collégien, ou reprennent « Pour un flirt avec toi » de Delpech version Hardcore. Souvent drôle, c’est en plus très bien exécuté au niveau musique. Leur reprise d’une pièce de Mozart est bluffante. L’album est connu des non-métalleux pour la chanson « Je Collectionne les Canards (Vivants) », chanson ringardisée hélas à force de l’entendre. Nantes toujours avec Regarde Les Hommes Tomber, groupe de sludge metal tout récent, formé en 2012. Leur premier album, éponyme, bien que court (7 titres) a fait forte impression. En plus, le nom du groupe est assez original. Groupe à suivre donc.

Nous partons vers Clisson pour le Hellfest. Créé en 2002 par Benjamin Barbaud et Yoann Le Nevé, le festival se nomme au début Fury Fest jusqu’en 2005. En 2006, le festival se nomme Hellfest et explose chaque année un peu plus, devenant un des plus grands et plus reconnus des festivals metal en Europe, premier festival en nombre de fans sur Facebook et salué par la communauté. Cette expansion lui vaudra les foudres des conservateurs les plus virulents qui tenteront de saborder le festival chaque année, heureusement en vain. Je ne listerai pas les groupes qui sont passés au Hellfest, car à part Metallica, AC/DC et quelques-uns toujours attendus, une grande partie du gratin du metal et du hard rock est passé sur désormais l’une des six scènes que compte le festival. Dans son record, il a accueilli plus de 150.000 personnes sur trois jours.

hellfest

Notre voyage prend fin ici. Après un tour de France des groupes de metal, on a fait le plein de groupes, on mérite bien une bonne bière avec du bon son live. J’ai pris beaucoup de plaisir à vous parler de cette scène française qui fourmille de tant de talents. J’en ai beaucoup dit car il y avait beaucoup à dire sur le sujet. Maintenant, vous en savez beaucoup plus et repartez avec une bonne pile d’albums. Je vous souhaite une bonne lecture.

Discographie que je recommande

Evas Kiss Anger « Collapse »

Psykup « Le Temps de la Réflexion »

Sidilarsen « Biotop » et « Chatterbox »

Manigance « L’Ombre et la Lumière »

Killers « Fils de la Haine »

Gojira « Terra Incognita », « The Link », « From Mars to Sirius », « The Way of All Flesh » et « L’Enfant Sauvage » (surtout les trois derniers, avec une préférence pour le troisième, classique des classiques)

7 Weeks « B(l)ack Days », « All Channels Off », « 7 Weeks Plays Dead Of Night», “Carnivora” et “Bends” (les deuxième, troisième et quatrième sont absolument géniaux)

Hacride « Amoeba »

Trepalium « Voodoo Moonshine »

Headcharger “The End Starts Here”

Tagada Jones “Dissident”

Ultra Vomit “Objectif: Thunes”

Regarde Les Hommes Tomber “Regarde Les Hommes Tomber”

@Nicolas

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